Un Bigourdan en Uruguay

Famille SENTUBERY à Montevideo
1858 - 1900

Contexte familial

Berceau Familial(65) Oléac-Debat et Castera-lou
Premier membre de la famille SENTUBERY à émigrer pour le Río de la PLata, Jean SENTUBERY(1838-1901) était le fils de Dominique SENTUBERY, Cultivateur , et de Marie Simone SENAC son épouse légitime.
Il appartenait à une famille de 6 enfants, dont les 3 derniers cadets ont émigré en Uruguay, comme cela se pratiquait déjà beaucoup dans la région.En effet, malgré l'abolition du droit d'ainesse lors de la Révolution Française, la situation de "cadet" (sans distinction entre « l’héritier » ou « l’héritière » selon la coutume pyrénéenne ) était trés souvent une fréquente cause de départ.

A ces membres de la famille originaires de CASTERA-LOU, tous partis avant 1870, il convient d'ajouter les départs postérieurs de leur neveu Dominique DUPONT et de leurs cousins germains de OLEAC-DEBAT qui les ont rejoint aprés 1870.

Contexte uruguayen:

Jean Sentubery aurait donc trés bien pu débarquer à Montevideo, le 20 août 1857, en plein hiver Austral
. La capitale de l'Uruguay commence à déborder largement des limites de l'ancienne ville coloniale (Ciudad Vieja, Cerro et remparts). Voici 5 ans que la Guerra Grande et le siège de Montevideo sont terminés.
La République Orientale de l’Uruguay se remet petit à petit de ses blessures. Le pays semble enfin à la veille d'une nouvelle ère de prospérité. Le gouvernement BERRO désire mettre en place une politique de "fusion" entre les deux partis traditionnels (Blancos et Colorados) qui se sont entre-déchirés tout au long de la guerre civile (Ni vaincus ni vainqueurs..). Il met en place des structures destinées à favoriser l'accueil des immigrants étrangers (comme URQUIZA l'a fait dans l'Entre-Rios et FRANCIA au Paraguay)..

Dans le domaine démographique, la population de l'Uruguay a recommencé à progresser:

AnnéePop URUGUAY dt EtrangersPop MONTEVIDEO dt Etrangersdt Français
184314000030000400002600010300
18521320002850034000170008500
18602210007700058000278509000

En 1860, Montevideo reste une capitale européenne (plus de 50% d’étrangers). La population d'origine française y est encore très importante, sans cependant atteindre le niveau de 1843, où les pyrénéens constituaient presque le tiers de la population de la capitale.

Les premiers pyrénéens ( surtout des Basques) sont arrivés dans le Rio de Plata aux environs de 1825.
A partir de 1837, l'attitude Xénophobe de Rosas vis à vis des étrangers en général, et des français en particulier va privilégier pour les français la destination de Montevideo ( séquelles de l’attitude du gouvernement de la Restauration Française qui par solidarité avec les Bourbons d’Espagne, avait toujours refusé de reconnaître l’Indépendance Argentine) . Cela va finir par constituer un véritable ras de marée d’immigrants Français surMontevideo. La vague migratoire française atteindra son apogée en 1843, avec 10.300 français, majoritairement pyrénéens (entre temps les béarnais et les bigourdans s’étaient joints au mouvement), pour la seule année 1842 . A ce moment , la recrudescence de la guerre civile uruguayenne et le naufrage du voilier Bayonnais "LEOPOLDINE ROSA" au large de ROCHAS, viendront mettre un premier frein a cette émigration en provenance des régions de l'Adour.

Après 1850, Buenos Aires supplantera à nouveau Montevideo comme premier port d'immigration française et européenne dans le Rio de la Plata. Entre-temps en effet, et sous la pression du gouvernement britannique, ROSAS avait pris conscience des conséquences désastreuses que ses positions xénophobes avaient eu jusque là sur le développement de son pays. Par une habile libéralisation de sa politique, le dictateur parviendra à susciter la reprise de l'immigration européenne vers Buenos Aires, redevenue prospère et tolérante comme sons voisin ,et concurrent politique, URQUIZA dans l'Entre Rios avec son " Il faut dépeupler les Pyrénées.... »

Vie à Montevideo

Premier Séjour : 1858-18752

Premier retour en France : 1875-1877

Deuxiéme séjour : 1877-1886

Retour définitif en France : 1886