LA LEGION FRANCAISE DE MONTEVIDEO

1843-1851

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Encore aujourd'hui, le visiteur de la Chapelle des Invalides pourrait y apercevoir, en levant la tête vers la voûte, les restes élimés de plusieurs drapeaux tricolores , surmontés de l'aigle impériale avec faisceau républicain. Il s’agit des drapeaux des bataillons de la "Legion Francesa" offerts en 1860 par le gouvernement Uruguayen au gouverneur des Invalides.

Ces reliques sont le témoignage d’un fait historique, aujourd’hui oublié en France : l’existence d’un régiment de volontaires français, pendant le siège de Montevideo (1843-1851) . La participation de 2500 combattants français (soit 50% de l’effectif de l’armée Colorado) est particulièrement significative de la prédominante présence française en Uruguay à cette époque.

Alors qu’en France débutait la colonisation algérienne, Montévideo était devenue une capitale étrangère, a très forte dominante européenne et surtout française: Les 2/3 de ses habitants étaient en effet d’origine d’étrangère, et la moitié d’entre eux, soit une personne sur trois, était un français le plus souvent né dans le bassin de l'Adour ou dans une vallée pyrénéenne

En ce début d'année 1843, les Français et les Italiens de Montevideo sont les premiers à vouloir s'organiser pour défendre leurs familles et lutter par leurs propres moyens contre les menaces des assiégeants Rosistes et Oribistes envers les étrangers. Peuvent-ils d'ailleurs en faire autrement et s'en remettre entièrement, comme le leur demande le consul Français PICHON, à la seule protection de la flotte française présente dans la rade.

La presse diffuse les horreurs de l'invasion: L'égorgement à Salto de Ferré, ancien militaire, originaire de St-Gaudens, l'exécution au "Paso de Los Toros " de Pierre LARAUD et de sa famille.... Des réfugiés basques, béarnais ou bigourdans qui ont du tout quitter, arrivent de l'intérieur du pays dans l'épouvante. Tout cela se commente, en buvant sec, dans les "cafés billards" ou autour des terrains de pelote basque. Ils voient retirer des carrefours où ils servaient de bornes, les vieux canons de l'époque coloniale espagnole pour être pointés sur l'armée assiégeante. Ils assistent au relèvement des fortifications à la Vauban édifiées par les espagnols au XVII et démantelées en 1828 (Condition mise par les Brésiliens et Argentins pour donner leur leur acceptation de la reconnaissance de l'Indépendance de l'Uruguay) . . Le long des rues Ejido et Jaguaron de nouvelles fortifications sont édifiées à la hâte. Bien que certains se trouvent dans l'armée du Général ORIBE, les basques et béarnais forment encore l'essentiel des briquetiers, carriers, charroyeurs, terrassiers et maçons aux ordres de l'ingénieur JP Cardeillac, bras droit de l'ingénieur en chef JM Echeandia. D'ex corsaires français commandent les batteries principales. La station navale française de l'amiral LE PREDOUR débarque des canons et des artilleurs pour protéger les ressortissants français contre les assauts possibles de l'armée assiégeante (7000 hommes commandés par le Général Oribe).
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1. Les fondateurs de la légion Française

Les journaux de langue française de Montevideo, et en particulier le plus important d’entre eux, le "Patriote français ", et l’un de ses fondateurs, Auguste Dagrument, ont joué un rôle considérable dans la création de la Légion Française.

Le "Patriote Français " (2645 numéros de 4 pages entre le 1er Février 1843 et le 15 Décembre 1850 ) avait été lancé par Joseph Vial et Auguste Dagrumet en 1843 , avec le sous-titre " Honneur et Patrie! " en manchette. Ce quotidien a claironné haut et fort l'émotion de ses compatriotes. Il était animé par une équipe de - rédaction constituée par les fondateurs, vétérans nostalgiques de l'épopée Impériale et par de jeunes Républicains rescapés des barricades parisiennes de 1830.

Auguste DAGRUMET était un ancien loup de mer Nantais, fondateur en 1818 du premier Journal Français de Buenos Aires, puis corsaire uruguayen contre les navires brésiliens lors des premières guerres pour l'indépendance de l'Uruguay avant de devenir, en 1843, le co-fondateur du « Patriote Français »

Cependant, déjà âgé Auguste Dagrumet n’avait ni le charisme ni le faconde de Jean Chrysostome THIEBAUT deuxiéme co-fondateur et futur chef de ce corps de volontaires.
Portait du Colonel Thébaut, fondateur de la Légion Française de Montevideo Jean Chrysostome THIEBAUT était déjà âgé de 53 ans lorsqu'il s’était lancé dans ce qui devait être sa derniére aventure
De très haute taille, portant encore beau malgré quelques kilos superflus et auréolé du prestige de la légende Napoléonienne, ce marseillais hâbleur entreprenant et polyglotte, mâtiné de Lorrain tenace, avait encore adolescent, planté sa famille bourgeoise pour courir l'aventure impériale dans l'armée du Prince Jérôme. Il avait peut être fini par croire qu'il avait été officier à Waterlo et qu'il avait tenu le maquis des jusqu'aux boutistes de l'Empire effondré jusqu'en Novembre 1815, et aussi peut être entré, en 1820, dans la conspiration malheureuse du Général Berton,.... Un peu de mythomanie et beaucoup d'incertitudes qu'il est difficile de suivre dans sa course aventureuse en ne s'en tenant qu'à ses seuls talents de conteur méridional.
En 1823, il est réellement aux côtés du fameux colonel Favier pour (déjà) organiser en Espagne une "légion de la liberté" parmi les exilés français...... Le Colonel Favier ira continuer sa folle existence, assiégé 6 mois par les Turcs dans l'Acropole d'Athènes tandis que Thiebaut traînera pendant 20 ans une misérable existence dans différents pays du monde.
Il passe d'abord au Portugal où il sera condamné à mort. Il court ensuite le cachet à Londres converti en professeur de français, puis il erre au Brésil en "pacotilleur" au Minas Gerais, et en journaliste et boucher malchanceux à Rio de Janeiro. En 1840 il est comptable dans une maison de commerce de Montevideo. Tant d’aventures n'ont cependant pas épuisé son énergie ni sa faconde méridionale lorsque les événements de 1842-1843 en Uruguay vont lui faire revivre, en son âge mûr, les rêves de sa jeunesse orageuse. Il a encore belle prestance avec sa taille de 5 pieds six pouces. Son verbe sonore peut claironner en 4 langues latines, celles qui se parlent dans le cosmopolite Montevideo : le français avec l'accent de Marseille, l'espagnol, le portugais et l'italien.
Sources : Jacques DUPREY ( 1950)
Après avoir connu son heure de gloire ( il avait promu au grade de colonel par le gouvernement Colorado), lancé forces harangues et proclamations, dirigé quelques malheureuses sorties et surtout bataillé avec les autorités montevidéennes et françaises pour nourrir, habiller et soigner ses légionnaires devenus misérables, Jean Chrysostome THEBAUT mourra d'épuisement et dans un semi-abandon, le 22 Mars 1851, quelques mois avant la levée du siège de Montevideo.

2. Histoire de la Légion Française de Montevideo

Ce régiment constituait l’essentiel des forces « Colorado » ( 2500 légionnaires français sous les ordres du colonel Thébaut, 500 légionnaires Italiens commandés par GARIBALDI, 500 émigrés Argentins, 1400 Noirs émancipés pour l’occasion et 800 gardes nationaux uruguayens... soit un total de 5000 hommes opposés aux 7000 assiégeants Blancos et Rosistes).

En tant que corps spécifiquement français la légion française a connu à peine 14 mois d'existence: entre février 1843, date de sa fondation et avril 1844 date de sa dissolution dans l'armée uruguayenne. Une chronologie détaillée de sa brève existence a pu être établie par l’historien Jacques DUPREY à partir des articles parue dans la presse française de Montevideo. En voici l’essentiel :
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Au cours des premières semaines de 1843 que le futur Colonel Thébaut et ses amis, journalistes du "Patriote français" , avaient lancé la fondation d’un régiment uruguayen baptisé les " Défenseurs de la Liberté", dont tous les hommes seraient des volontaires recrutés parmi les immigrants français de Montevideo (petits commerçants et artisans) et le chef ses officiers , élus par les volontaires eux-mêmes….Cette idée reprenait, sur des bases plus démocratiques, une initiative précédemment engagée en 1839 par le contre amiral Dupontet, commandant de la flotte française de l’Atlantique Sud.
Alors que la flotte argentine de Rosas bloquait le port de Montevideo et que les troupes Confédérées avançaient sur la Capitale, un premier corps de "volontaires français" avait été créé, avec un encadrement de marins de la "royale" et le concours de leur armement.Ce régiment avait été placé sous le commandement du propre frère du consul français de Montevideo. La modification de la situation militaire dûe à la victoire remportée par Rivera à CAGANCHA ( 29 Décembre 1839), en éloignant le péril Argentin avait conduit à une dissolution anticipée du corps de volontaires français en cours de constitution.
C’est donc seulement au début du mois de Février 1843, avec une nouvelle approche des assiégeants Oribistes et Rosistes, et par un réflexe d'autodéfense contre la xénophobie anti-française des attaquants que l'idée de constituer un nouveau régiment régiment des " Défenseurs de la Liberté" était réapparue. Soucieux de voir respectée par les assiégeants la neutralité des nations européennes, le consul français, PICHON , avait vainement tenté de s’y opposer.

Le 4 avril 1843, THEBAUT, était élu commandant du régiment les "Défenseurs de la liberté " par les acclamations de ses compatriotes, les boutiquiers et artisans de Montevideo. Flanqué du vieil Auguste Dagrumet qui allait devenir son fidèle chef d'état Major ; Il prend la tête de ses hommes et drapeau uruguayen au poing, il s'en va offrir au Général PAZ, le concours des volontaires français pour la défense de la ville .

Les premiers enrôlements de volontaires sont pris dans les locaux du Journal "Le patriote Français " en attendant l'ouverture du quartier général de Thébaut et Dagrumet.
Les pages du journal redoublent d'avis martiaux . Cependant cela ne va pas toujours du mieux dans le meilleur des mondes. Dans les estaminets, les rixes sont fréquentes entre les différents corps de la "Defensa" et même entre les différents bataillons de la "Légion Française" qui se soutirent des volontaires les uns aux autres.

Le 6 avril 1843, c'est d'abord une circulaire comminatoire de ORIBE contre les étrangers qui prendraient parti contre les "Blancos".

Le 7 avril 1843, le gouvernement de Montevideo, ( inquiet par les défections des émigrants espagnols et celles des vieilles familles bourgeoises montevidéennes passées dans le camp des assiégeants ) accepte l'offre de Thebaut. Les défilés, scandés par la Marseillaise redoublent.

Le 9 avril 1943 : les tambours de la Légion Française battent le rappel dans tout Montevideo. Les volontaires, armés tant bien que mal se forment en compagnie derrière leurs capitaines tout fraîchement élus, comme dans la plus démocratique des gardes nationales française. Thiebaut vient en proclamer solennellement les noms. Accueilli au cris de "Vive notre colonel" le vieux soldat prononce une harangue après avoir brandi son épée.

28 Avril 1843: Plusieurs français du bataillon des Volontaires de la liberté tombent dans une embuscade (massacrés et torturés).
11 mai 1843: 3000 volontaires sont alignés sur la Plaza Mayor pour recevoir leur drapeau.
Sortie du 5 Juillet 1843: Encore mal aguerris, on compte de nombreux blessés et prisonniers (torturés) parmi les volontaires.

Drapeau de la Légion Française de Montecvideo

9 Juillet 1843: Bénédiction du drapeau de la Légion Française ( Drapeau tricolore, surmonté de l'aigle impériale avec faisceau républicain) et de celui de la Légion italienne commandée par Garibaldi (Drapeau noir, avec le Vésuve au centre) sur le parvis de la cathédrale Matriz, en présence des Ministres du Gouvernement de la Défense et avec le parrainage de Doña Bernardina de Rivera, la propre épouse du président de la République, le général Rivera.

2 Octobre 1843: Sur le terrain d'exercice de la Plaza Cagancha, rassemblement des 3 légions: italienne, française et basque. sont alignées devant leur Colonels ( Garibaldi, Thiébaut et Brie ) et le ministre de la guerre du gouvernement de la Defensa de Montevideo . Sous la pression des autorités navales et consulaires française le ministre de la guerre uruguayen demande aux volontaires étrangers de prononcer librement. Tous les français acceptent.

14 Octobre 1843: Au nom de la neutralité des nations européennes, l'escadre française menace de canonner Montevideo si les volontaires Français continuent à refuser le retrait de la cocarde Tricolore portée sur leurs uniformes.

17 Décembre 1843: Le consul PICHON fait une première tentative pour obtenir la dissolution de la légion française.

Le 31 Décembre 1843 , ayant échoué PICHON sera obligé de rompre avec le gouvernement de la Défense et de se rembarquer à bord de l'ATALANTE. En faisant savoir que les volontaires qui persisteraient à rester membres de la Légion seraient déchus de leur nationalité Française......

11 Avril 1844: Dissolution de la légion. Ses membres deviennent uruguayens parmi les plus "acriollados" d'entre eux ( du mot « créole » ), beaucoup étaient déjà entrés individuellement dans l'armée uruguayenne où ils faisaient carrière comme commandants de batteries.

Entre son baptême du feu à la sortie du 2 Juin 1843 et le combat des "Trois croix" du 24 avril 1844 (sur les emplacements actuels de l'Hôpital Italien, du Stade et du Parque de Los Aliados), la LEGION FRANCAISE de MONTEVIDEO a participé à de nombreux engagements

Beaucoup ont été tués en pleine action, par balles ou coups de lances. D'autres ont été décapités après avoir être faits prisonniers D'autres enfin sont décèdes à l'hôpital français au cours d'opérations faites sans anesthésique, la nuit à la chandelle. L'hiver 1843 avait été particulièrement rigoureux, les français de tous âges n'avaient pas de capote et mourraient de maladie, de scorbut ou de typhus. En effet la ville assiégée était dépourvue de viande, d'eau potable de bonne qualité et de bois à brûler.

Pendant les 8 ans sept mois et 19 jours du siège de Montevideo, 500 à 600 volontaires Français, membres des légions française ou basque puis de l'armée uruguayenne, seraient morts aux combats ou de leurs suites. Le pére Claude MarieBRACINNAY, historiographe ("La légion francesa en la Defensa de Montevideo"), et aumonier de la légion Française s'était chargé d’en dresser un inventaire détaillé reprenant l’état civil des disparus, leur département d’origine et la cause du décés.

En 1866, le Colonel Aguiar "Jefe político" (Préfet de Montevideo de l'époque) avait aidé les anciens légionnaire français à retrouver les restes de leurs camarades torturés et massacrés par les assiégeants à la suite de la malheureuse sortie du 28avril 1844. 72 corps (dont 40 décapités) furent retouvés. Ils furent inhumés le 29 avril dans la tombe agrandie du Colonel Thébaut, en présence d'une grande assistance et le concours de nombreuses autorités uruguayennes et françaises. D'autres céreémonies eurent lieu en 1888, 1892, 1894, 1909, et enfin en 1936 lors du transfert du panthéon au Cimetiéree du Buceo.

3. Membres de la légion française décédés aux combats (1843-1844)

Ces informations pouvant intéresser certains chercheurs, ou généalogistes en quête d’un membre de leur famille, disparu en Uruguay vers 1843, nous jugé utile de recopier ci-aprés l’extrait diffusé par Jacques DUPREY dans son livre « Voyage aux Origines françaises de l’Uruguay » , édité en 1950 à Montevideo (Ouvrage aujourd’hui introuvable).

Nom Prénom Lieu Naiss Depart Année Cause du décés Age
ABADIE Jean 1844 Prisonnier égorgé
ADAM 1844 Boulet
ADAM Jean Baptiste St Jean de Luz 64 1844 Prisonnier égorgé
AGATAGARAY 64 1844 Boulet
ALZIEU Jean Verdun 9 1844 Tué 37
ARRANSET Guillaume 1844 Prisonnier égorgé
AUBERT Honoré Aubagne 13 1848 Balle
BARRET Jean 1844 Balle
BARRERE Jean 1844 Prisonnier égorgé
BAZERGUES Jules Bissas 65 1843 Balle 20
BEAUGE Jean Bolbec 76 1844 Balle 42
BERMOTTE T 1843 Balle et gangréne
BIDEGAIN Dominique Bunus 64 1844 Coup de lance 30
BIDEGAIN Jean 64 1844 Prisonnier égorgé
BLANC 1844 Prisonnier égorgé
BONIFACIO Giovanni Italie 1844 Prisonnier égorgé 22
BONNEFOI 1844 Tué
BOUCHE Jean 1844 Prisonnier égorgé 40
BRAU Jean Ours Belille 65 1844 Prisonnier égorgé 20
BREA Jean 1844 Prisonnier égorgé 48
BRIE Hippolyte St Jean Pde Port 64 1845 Boulet
BROS 1844 Prisonnier égorgé
CABANNE Auguste Baudrei 64 1844 Prisonnier égorgé 24
CABILLON Bernard Louhossoa 64 1844 Suicide champ de bataille 27
CAILLAU Henri Bordeaux 33 1844 Balle 20
CALONCE Pierre Ainhoa 64 1844 Balle, amputation 17
CARACOTCHE Sebastien Agnis 64 1844 Balle 46
CARBONEL Baptiste Agde 34 1844 Balle 33
CAPDEPONT Arnaud Domezain 64 1844 Balle 32
CLERET Carlos 1844 Balle
COTEL Jean 1844 Prisonnier égorgé
DANGAYS Annibal Visdos 64 1844 Balle 18
DARRAS Bernard Arneguy 64 1844 Prisonnier égorgé 40
DEAS François St Genés 17 1844 Assassiné 45
DEGAT Edouard Nantes 44 1843 Coup de lance 34
DERCAM Mont de Marsan 40 1844 Coup de lance 26
DESTAIN Jean Gotein 64 1844 Coup de lance 33
DOMATO Vicente Espagne (Galice) 1844 Balle 20
DORMOY 1845 Balle
DUFOND Edouard Granville 50 1844 Balle 22
DUGROS Jean Morlane 64 1844 Balle 24
DUHALDE Jean Acharem 64 1844 Prisonnier égorgé 24
DUHALDE BORDE B Ordiap 64 1843 Balle 28
DULAC Antoine Mingot 65 1843 Balle et tétanos 47
DULAC Dominique Auch 32 1843 Tué 45
DURET Jean 1844 Tué
ESTAFERBABERRY Jean 64 1844 Prisonnier égorgé
ETCHARREN Pierre St Jean Pde Port 64 1844 Balle 30
ETCHEVERRY Laurent Armendariz 64 1844 Tué 23
ETCHEVERRY Pierre Baigorry 64 1844 Balle 25
EYARTE Martin 64 1848 Massacré et mutilé 50
FERRAND Raymond Sousse 65 1844 Balle 20
FONSANS André 65 1844 Prisonnier égorgé
FRANCOIS Joseph Lagos 64 1844 Prisonnier égorgé 18
GASPIN Michael Boulogne 31 1843 Egorgé
GRILLET 1844 Prisonnier égorgé
GUILLELUA Jean Ainhars 64 1844 Explosion de mine 22
HAGEN Augusto Allemagne 1843 Balle 34
HAURY Jean Castetis 64 1844 Balle 22
HEGUIGUSTAY A 64 1847 Egorgé
HELY Victor Bordeaux 33 1844 Balle 25
IDIART Dominique Hasparren 64 1844 Boulet de canon 19
ITURBIDE Jean Espelette 64 1844 Balle 17
JULLIEN Alexandre Bordeaux 33 1844 Boulet 19
LAGOT Arnaud Aussurrucq 64 1844 Balle 32
LARRALDE Sauvat 64 1847 Balle et coup de lance
LACASTEGUY Pierre Lacarre 64 1844 Boulet 26
LATAMINE Louis 1844 Suicide champ de bataille
LATAPIE Jacques Andrest 65 1844 Prisonnier égorgé 20
LAVALETTE Charles de 1844 Prisonnier égorgé 32
LECUMBERRY Jean Hasparren 64 1844 Tué 20
LECUMBERRY Jean St Pée 64 1844 Coup de lance 45
MALHOS Jean 1844 Prisonnier égorgé 24
MARDELLE François Déols 36 1844 Balle 44
MARICOIN Jean 1848 Balle
MASSE 1844 Prisonnier égorgé
MENE Jean Baptiste Oloron 64 1848 Balle 22
MINVIELLE Paul L'Hosp.d'Orion 64 1844 Prisonnier égorgé 24
MIRGUET Auguste Le Hâvre 64 1843 Egorgé 36
MORUNO Jean 1844 Prisonnier égorgé 26
OLLABERRY 1848 Balle
PEREZ Jean 1844 Prisonnier égorgé 25
PICOT 1845 Balle
POURTAU Bernard Balancaux 64 1844 Prisonnier égorgé 24
REBEILLE Jean Souez 65 1844 Prisonnier égorgé 22
RECALDE Piere Magdeleine 64 1843 Balle 24
REINS Pierre 1844 Prisonnier égorgé 28
RIOU Ant, J, Brest 29 1844 Balle, amputation 53
RODRIGUEZ Jean 1844 Prisonnier égorgé 18
ROUILLER Sénateur 1844 Tué
SANTAGE Augustin 1844 Prisonnier égorgé 23
SOUVELET Pierre Itsassou 64 1843 Balle 48
TANTOS Domingo 1844 Prisonnier égorgé 40
URCADE Jean 64 1844 Coup de lance
URET Jean 64 1844 Coup de lance